EP : SR873 min de temps de lecture

 

Dans le sillage des capitales qui trustent souvent les colonnes culturelles, la province révèle régulièrement son lot de découvertes, et de talents. Rencontre avec Screener 36, originaire de Limoges, vidéaste à Bordeaux.   

 

Passionné de cinéma Screener 36 (nom inspiré par « La 36ème chambre de Shaolin« ) s’intéresse au format vidéo (courts-métrages, clips) et produit de la musique électronique. Le panel de ses influences est large, à l’image des catalogues de ses labels de prédilection : WARP et R&S. En collaboration avec Radion il présente “SR87 – Disc1”.

 

 

 

“Disc1” navigue entre trip-hop et techno avec une légère acidité, l’ambiance s’inspire joliment des sonorités des années 90. Le premier titre, sobrement intitulé « Intro », confirme les influences trip-hop, et minimales du duo, il ouvre aussi la voie à “Shame”, superbe morceau paré d’un glaçage nappé façon techno de Detroit, sans honte ni complexe. « Panic Room » confirme le style techno et prolonge la route jusqu’à l’instant break de « Becher2000 », oscillant entre electro musclée et IDM. Le maxi se termine avec le très chouette “Hunter”, qui emprunte au cinéma l’onirisme de la nuit du chasseur…  Attendu avant l’été, leur second EP sera présenté au festival Sacho Galiero les 26 et 27 aoûts prochains. 
 
L’actualité de Screener 36 est également marquée par la sortie imminente (courant avril) de son tout premier album, « Le jour se lève », un projet IDM pour le label Recycled Plastics de Brian Grainger. « Vienne », le premier extrait du LP, est une exclusivité Houz-Motik.
 

 
“J’aime aller vite quand je compose, j’aime bien cette sensation de plaisir instantané que la musique me procure”.

 

Si le cinéma nécessite un long travail d’écriture et de réflexion, Victor Jean (Aka Screener 36) aime aller vite lorsqu’il compose. Sur ses machines (PO-14, Waldorf Blofeld, Tb-3, Volca beats, samples, Ableton), il se laisse volontiers séduire par le plaisir instantané que lui procure la musique. Vague Noire, projet en référence au mouvement éponyme du cinéma yougoslave, est par ailleurs l’un des beaux fruits de ses inspirations soudaines.

 

 
Victor Jean est bercé assez tôt aux rythmes électroniques, mais aussi au jazz et au rock. Son père, Thierry Jean, fonde le label Spacecraft en 1994 à Limoges. À l’adolescence, il ne jure que par le reggae et le trip-hop, il voue également un véritable culte à l’abstract hip-hop ; chez lui l’album Milight de DJ Krush tourne en boucle, tout comme les travaux de DJ Shadow et de DJ Vadim. Sensible au hip-hop oldschool, les disques de JEru the damaga, Guru, Wu Tang ou encore Pharcyde, incarnent également ses références.
 

Ce n’est qu’un peu plus tard qu’il s’intéresse à la techno, d’abord dans sa version minimale, puis plus orientée acid. De disque en disque il découvre la scène de Detroit et se passionne pour ce registre, avant de savourer goulument l’IDM. Ses derniers coups de coeur ? L’approche très cinématographique d’Oneohetrix Point Never, il place Replica en deuxième position dans le top 3 de ses albums électroniques préférés, après Lifestyles Of The Laptop Café de James Stinson et avant Mezzanine de Massive Attack !

DR Victor Jean











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