Dylan Scalet partage le trésor photographique de son grand-père

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En 2014, Dylan Scalet hérite d’une importante collection de photos prises par son grand-père. Il profite du confinement (COVID-19) pour entamer la numérisation des films et découvre un trésor inédit de photos de rue, de la vie en Europe, il y a plus d’un demi-siècle

Quand Dylan Scalet hérite des photos de son grand-père, il est bien loin d’imaginer qu’il va trouver un véritable trésor historique, et consacrer une partie de sa vie à faire vivre cette incroyable collection. Jack Sharp, son grand-père, est né en 1928 à Harrold, Bedfordshire. En 1955, il déménage en Suisse pour travailler comme ingénieur au sein de l’organisme de recherche connu comme le berceau du World Wide Web : le CERN, où il y pratique également la photographie au sein du club amateur.

En 2014, Dylan Scalet hérite d’une boîte de négatifs de son grand-père. Le passionné de photographie profite de la période de confinement (COVID-19) pour entamer la numérisation des films. Scalet découvre de belles photos de rue, inédites, montrant la vie en Europe il y a plus d’un demi-siècle. « J’ai effectué des milliers de numérisations pendant le confinement, il existe plusieurs styles différents, mais la photographie de rue semble être dominante », explique Scalet, un professionnel du marketing qui a grandi en Suisse puis déménagé en Angleterre pour étudier la photographie, « Son travail me rappelle beaucoup Henri Cartier-Bresson » L’œuvre a ainsi été stockée pendant des années avant que l’enseignement de la photographie de Scalet ne revienne sur le travail de son grand-père.

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Un véritable trésor photographique

Si Dylan Scalet n’a jamais rencontré son grand-père, il entretien désormais le lien familial via leur passion commune de la photographie. « Je savais qu’il avait pris des photos mais certainement pas à quel point ni combien », dit Scalet. « C’est pendant mon séjour à l’université (entre 2012 et 2015) que j’ai découvert des photographes classiques comme Henri Cartier-Bresson et Vivian Maier, puis j’ai commencé à m’intéresser à ses photos ». Lorsqu’il commence à numériser les photos, Scalet réalise qu’il est face à une incroyable collection d’environ 5 000 photos, il investi alors dans un scanner de film EPSON V850 pour tout numériser.

Entre 1950 et 1970, Sharp est prolifique et réalise des photos de la vie quotidienne, principalement en Suisse. Pour des raisons inconnues, Sharp a complètement arrêté de prendre des photos de 1970 à 1992 – « peut-être parce que c’était alors une pratique courante ou parce qu’il s’est peut-être intéressé à un autre passe-temps », dit Scalet. « Lorsqu’il a commencé la photographie, il a fait toutes les recherches, il a compris la mécanique de la caméra, la science derrière la lumière et l’alchimie de la chambre noire. D’après ce qu’on m’a dit, il a probablement écrit des guides, des manuels et des notes sur tout ce qu’il a appris ou découvert. »

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Scalet a lancé un site Web et un compte Instagram où il partage le travail de Sharp. « J’ai l’intention de partager une photo par jour et à ce rythme, je peux continuer pendant quelques années! ». Il espère pouvoir lancer une boutique en ligne afin que les profits soient consacrés à la recherche contre le cancer, la maladie d’Alzheimer et la démence – dont Jack et sa femme Cynthia ont été victimes.

Source PetaPixel 

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