Trente ans d’histoire des musiques noires, urbaines et électroniques, compressés dans un objet double, visuel et sonore. BBE Music célèbre son héritage
Avec l’inéluctable pulsation du temps, Delphine Dora déplace son langage vers un territoire plus ouvertement instrumental, où la répétition devient matière vivante
Trois morceaux. Format court, mais pensée longue. Sundays resserre le geste de Fouk, une house qui avance sans brusquer, qui installe sans saturer. Ici, la tension se tient dans les détails, pas dans l’esbroufe
Duo new-yorkais formé par Magali van Caloen et Teddy Stuart, Salt Queen arrive sans détour avec ARE U OK. Un premier morceau qui ne cherche ni l’adhésion ni l’échappatoire. Ici, la nuit n’est pas une promesse, c’est un espace sous tension, réduit à l’os, où la parole tourne en boucle et où les machines refusent
Avec BOiNK!, Jerry Paper revient sur Stones Throw avec un format court, presque anecdotique en apparence. Cinq morceaux, à peine 20 minutes, et pourtant cette sensation familière : celle d’un monde légèrement décalé, où la pop avance en chaussons ; entre ironie douce et vertige discret
Certains morceaux ne disparaissent jamais vraiment. Ils se retirent, attendent, se raréfient jusqu’à devenir presque mythologiques. Eminesence, sorti en 2015 dans un tirage limité, appartient à cette catégorie. 2026, Vince Watson le remet en circulation, mais pas comme une relique
Après les dérives suspendues de la série Drifted, Wahn resserre le cadre. Le rythme revient, mais filtré, ralenti, maintenu sous pression. Echo Mist Light n’ouvre pas un nouveau chapitre spectaculaire. Il creuse, densifie et installe une techno intérieure, moins tournée vers le mouvement que vers la persistance
Il y a des disques qui documentent une époque, d’autres qui tentent de la raviver. Avec Memorabilia, Turbojazz ne rejoue pas la nostalgie, il la travaille, la déplie, la fait circuler entre générations. Un album charnière, à la fois intime et ouvert, ancré dans la culture club et tourné vers ce qu’il en reste
Nouveau chapitre d’une série devenue étendard, É Soul Cultura Vol.3 prolonge la vision de Luke Una : faire du dancefloor un espace de friction douce, de mémoire vive et de lien. Le spectre est large, cosmic soul, proto-house, boogie, techno ralentie, afro électronique, disco percussive… Mais l’idée reste simple, la danse rassemble quand le monde