Robohands poursuit son déplacement lent mais assumé vers une musique moins policée, plus directe, presque tactile. Enregistré entre Chicago et Londres, Oranj
Avec Now Claims My Timid Heart, Aris Kindt poursuit une œuvre de retrait et de tension, où l’émotion ne déborde jamais mais s’infiltre lentement, à bas bruit. Un disque qui transforme la correspondance amoureuse en chambre sourde, et l’écoute en expérience intérieure
Angelo Cruzman (Dreems) et Jacoby livrent, avec Wonder, un album construit autour d’une pop artisanale et lumineuse. Un disque qui privilégie la cohérence formelle, le jeu collectif et une expressivité assumée, sans chercher la rupture ni l’effet de style
Marcher. Observer. Écouter ce qui pousse entre deux trottoirs. Avec Concrete Botany, Wil Bolton compose un album de terrain au sens strict : une cartographie sonore née des marges de l’Est londonien, façonnée entre friches, parcs de quartier et machines mythiques de la musique électronique européenne
Avec L’aube dissout les monstres, Cérémonie avance comme on traverse un seuil : un pas encore dans la nuit, un autre déjà dans une lumière fragile. Le trio poursuit son travail sur les zones liminales, ces instants où le désir se mêle au vertige, où l’amour frôle la disparition et où la chair et le
À l’heure où la house se dissout dans les flux continus et les playlists interchangeables, Razor-N-Tape persiste avec un format que beaucoup jugent marginal : la compilation. Family Affair Vol. 5 ne cherche ni l’effet de masse ni la démonstration. Elle documente un réseau, des pratiques, une continuité
Avec le EP Working On It, MrEmbolaSIR signe un disque ramassé, introspectif, presque méthodique. Pas de récit spectaculaire, pas de mythologie de la réussite. Ici, la musique documente le travail en cours, l’endurance créative, la construction patiente
Avec Flirty Ghost (Délicieuse Records – 2025), Rachel Kitchlew déplace clairement son centre de gravité. La harpe n’est plus un objet à préserver, mais une matière à faire circuler. Enregistré de nuit à Londres, dans une atmosphère relâchée et volontairement poreuse, l’album navigue entre jazz, ambient et formes expérimentales, sans chercher l’épure ni l’effet
À Chicago, la musique sait être frontale, politique, bruyante. Cicero Nights, premier album de James Weir sous le nom Blue Earth Sound, prend le contrepied. Un disque instrumental pensé pour un moment précis : celui où la ville ralentit, où les conversations prennent le pas sur le dancefloor, où l’écoute n’est ni distraite ni religieuse