IRIDIA

IRIDIA : une œuvre à 10 trillions de dollars ?

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Un artiste revendique symboliquement la propriété d’un astéroïde en transformant cette revendication en œuvre. IRIDIA avance comme une critique de l’extractivisme en rejouant ses mécanismes

IRIDIA, œuvre de Solimán López, met en scène la revendication d’un astéroïde pour interroger la propriété. Le geste est clair, mais la critique reste limitée, en adoptant les mêmes outils que ce qu’il dénonce, le projet ne rompt pas avec la logique extractiviste, il la déplace…

Comprendre le geste

L’artiste s’approprie symboliquement l’astéroïde 16 Psyche via trois actes :

  • une déclaration de propriété transformée en objet (ADN, micro-sculpture)
  • un signal radio envoyé comme un drapeau
  • un logiciel qui produit des images avant leur existence

Tout repose sur l’idée que posséder, c’est enregistrer et projeter.

Une critique qui reste dans le cadre

IRIDIA
IRIDIA

IRIDIA vise l’extractivisme, mais en reprend les outils : appropriation, valorisation, mise en récit. Le projet ne sort pas du système, il le condense. Là où ça touche juste ? Le logiciel d’images anticipées pointe une bascule réelle, le réel n’est plus découvert, il est pré-fabriqué. C’est la partie la plus concrète du projet. Rien n’est transformé, ni déplacé concrètement, l’œuvre est un dispositif symbolique. IRIDIA montre surtout à quel point l’idée de propriété peut s’étendre, même à ce qui reste hors d’atteinte.

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