Image extraite du court métrage Acid Rain

Acid Rain, de Tomek Popakul

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Après avoir été projeté dans plus de soixante festivals, Acid Rain, le court-métrage de Tomek Popakul, est dans la course pour les Oscars

Récemment lancé comme “choix du personnel de Vimeo” Acid Rain, de Tomek Popakul, est l’un des courts métrages d’animation les plus primés en 2019. Produit par Animoon, basé à Varsovie (Pologne), le film est qualifié pour les Oscars. Au départ, l’aspect un peu brutal du film peut intimider, mais le rythme et l’incroyable travail visuel envoute rapidement le spectateur…

Acid Rain se situe dans l’Europe de l’Est postindustrielle et suit une jeune femme qui s’enfuit de sa ville natale; qu’elle trouve déprimante. Dans son périple, elle rencontre “Skinny”, une sorte de cinglé instable qui vit dans un camping-car et gagne sa vie dans des activités pas très légales… Leur voyage les conduit progressivement vers des lieux de plus en plus étranges, révélant l’attrait et la répulsion de la culture rave.

Une pluie de récompenses

Diplômé de la Lodz Film School, Tomek Popakul a étudié l’écriture de scénario et l’animation. Pour Acid Rain, il a déclaré : «En travaillant sur ce film, je voulais dépeindre des sentiments très mélangés et ambigus : fascination et répulsion, spiritualité naïve et “terre humaine”, nature et civilisation. Mais aussi une soif de couleurs, dans la réalité quotidienne et grise d’un paysage post-communiste en Europe de l’Est ».

Ce court-métrage innovant a débuté sa tournée au Rotterdam IFF et au Sundance Film Festival en janvier 2019. Il a ensuite été projeté dans plus de 60 festivals à travers le monde (Annecy IAFF, Ottawa IAFF, Nashville IFF, Palm Springs et Denver IFF…), et a reçu 19 prix, dont le Grand Prix de l’Animafest Zagreb, le BIAF, Glas Animation et Animest IAFF. Le film a également été présenté sur les écrans américain et canadien à la mi-septembre, dans le cadre du programme “Animation Next”.

Acid Rain est une coproduction de l’Institut national des archives et de l’audiovisuel de Pologne, cofinancé par l’Institut du film polonais. Le film est produit par Piotr Szczepanowicz et Grzegorz Wacławek de la société Animoon, à qui l’on doit la série de courts métrages multi-primés Impossible Figures and Other Stories de Marta Pajek, dont III, présentée au Festival de Cannes en 2018.

Source : Animation Magazine

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