LP Oast

Oast : le rituel analogue oublié d’un trio londonien

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Au cœur de l’été 2025, le label Second Circle ressuscite l’éphémère groupe londonien Kommune : Oast, un double LP enregistré en 2014, plonge le trio dans une transe analogique improvisée, documentant une alchimie rare entre amitié, machines et improvisation

Oast propose quatre longues compositions électroniques live, explorant textures acides, rythmes dub-techno hypnotiques et atmosphères kosmiche, le tout sans overdubs. Cette sortie permet de révéler un fragment oublié de la scène underground londonienne 2014–2015, et ouvre des pistes vers d’autres trésors analogiques enfouis que Second Circle pourrait encore révéler. Découvrez Oast, du trio Kommune, incarné par George Thompson, Kyle Martin et Jonny Nash

Trapped in the Machine

Photo Jonny Nash
Jonny Nash DR

La pièce d’ouverture de Oast s’enclenche comme une mécanique rituelle : basses martelantes, feedbacks vrombissants et percussions TR‑808 discrètes se combinent en un drone hypnotique, évoquant l’état méditatif d’un rituel mécanique. Le son rappelle l’énergie convexe de Cabaret Voltaire, moins techno de club que transe cérémoniale. Enregistré dans une grange isolée, l’album respire l’intégrité d’une session vivante : pas d’overdubs, pas de retouches, juste une plongée brute dans le flux analogique. Dix ans après, ces quatre morceaux résonnent comme un dialogue ténu entre humains et machines, réanimés grâce à l’archivage du label.

« Black Merlin, Jonny Nash & Kyle Martin poussent un ambient techno longue forme, marécageuse, parfaite pour un cercle restreint… » — extrait d’un commentaire sur Boomkat.

Dub, Acid & Ritual

Le trio fusionne des techniques de dub, des motifs acid‑techno et une esthétique kosmische. Des bulles acides, des tonalités métalliques, des cliquetis et des tours de filtre hypnotiques déroulent un voyage spectral qui intrigue et retient l’attention, tout en conservant une linéarité lente et immersive. « Telepathic trio at play » : Ensemble, les trois musiciens montrent une empathie musicale quasi télépathique : leurs microséquences, loops imprévus et moments de silence se répondent et s’épaulent.

Résultat : une musique tribale moderne, une transe partagée qui vise autant le club que l’écoute introspective. Oast se conclut comme une découverte archéologique et sonore : un vestige électro mystérieux qui prouve que certains projets fugaces n’en finissent jamais de résonner. Loin d’être un document figé, cet album invite autant à la méditation qu’à l’ouverture de nouveaux possibles pour Second Circle et au-delà.

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