EP Sun

Avec « SUN », Crackazat célèbre le jeu « live »

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Avec SUN, Crackazat élargit son terrain de jeu. Plus de voix, plus de musiciens, plus de formats ouverts. Un disque qui revendique la chaleur du jeu live et l’héritage jazz-funk

Quatrième album, et première bascule nette. Là où les précédents travaux de Crackazat, aka Ben Jacobs, restaient ancrés dans une house assez sophistiquée et milimétrée, SUN offre autre chose. Sortir du cadre club pour construire un disque “de musicien”, presque de groupe…

Le choix du live : une matière riche

Photo Crackazat
Crackazat DR

La matière sonore est dense, immédiate. Batteries jouées, lignes de basse organiques, cuivres, voix invitées. Tout est pensé pour respirer. On entend clairement l’ADN jazz et funk, déjà présent chez Crackazat, mais ici frontal, assumé. Ce choix produit un effet réel : plus de chaleur, plus de relief et moins de rigidité électronique. Il introduit aussi une nouvelle tension. Là où ses morceaux house fonctionnaient par précision et répétition, ici les titres regorgent de moments “jam”, plus étirés.

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Entre club et album : une identité assumée

Photo Crackazat
Crackazat DR

Le disque oscille en permanence entre deux logiques, des morceaux construits pour le live, ouverts, évolutifs et des titres plus courts, calibrés, presque pop-funk. Cette dualité sur le papier se transforme en richesse à l’écoute. Un morceau comme Shine rappelle immédiatement son efficacité club, long, hypnotique, construit pour le dancefloor, quand plusieurs titres vocaux présente une écriture, une chanson. L’album revendique en effet un retour au “craft”, le jeu live, l’harmonie et le groove. Les amateurs de  jazz-funk 70s, de Brit-funk 90s mais aussi de soul contemporaine y trouveront assurément leur compte. Si Crackazat sort du cadre qu’il maîtrisait parfaitement, il propose une autre forme de légitimité : celle du musicien complet ; le geste est convaincant. Un disque de transition, ambitieux et vivant.

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